La relâche scolaire… et musculaire

Je n’ai pas eu à réfléchir beaucoup pour trouver l’idée de ma chronique cette semaine. Disons qu’à voir des milliers d’enfants faire relâche de l’école en ce début de mars, le sujet était facile. Voilà donc que, pour commencer cette pause scolaire en force, il est pertinent de vous parler du muscle qui, à la course, a besoin plusieurs fois par jour de faire relâche... et aussi de se contracter.

Je n’ai pas eu à réfléchir beaucoup pour trouver l’idée de ma chronique cette semaine. Disons qu’à voir des milliers d’enfants faire relâche de l’école en ce début de mars, le sujet était facile. Voilà donc que, pour commencer cette pause scolaire en force, il est pertinent de vous parler du muscle qui, à la course, a besoin plusieurs fois par jour de faire relâche… et aussi de se contracter.

La composition du muscle

Le corps humain est composé d’environ 640 muscles divisés en trois types : squelettiques, cardiaque et lisses. Les muscles squelettiques, les plus nombreux du corps, sont ceux qui sont à l’origine des mouvements volontaires comme de plier le bras ou la jambe. Les muscles lisses se retrouvent dans la paroi de plusieurs viscères et vaisseaux sanguins et se contractent de manière involontaire comme lors de la respiration ou de la digestion.

Le muscle cardiaque, le cœur, aussi appelé myocarde, effectue aussi des contractions involontaires de 60 à 80 fois par minute.

Sans les muscles lisses et le cœur, la vie n’existe pas. Sans les muscles squelettiques qui sont directement attachés au squelette par leurs tendons, le mouvement est impossible. Qu’ils se situent dans les membres inférieurs, supérieurs ou dans le tronc, même s’ils sont bien cachés derrière l’organe qu’est la peau, les muscles sont d’une importance capitale puisqu’ils permettent de vivre et de bouger. Et bouger, c’est la vie.

Travailler (ou se reposer) en synergie

Les muscles lisses et le muscle cardiaque s’adaptent aux différentes situations. Par leurs contractions et relâchements involontaires, ceux-ci sont dépendants de l’effort exigé par le reste du corps. Les différents muscles squelettiques, eux, agissent à la demande du cerveau humain pour effectuer différentes actions.

Ces derniers doivent travailler en équipe, car pour qu’un mouvement puisse se produire, certaines masses musculaires doivent se contracter (agonistes) alors que certaines autres doivent se relâcher (antagonistes). Par exemple, lorsque l’humain se décide à montrer ses « gros biceps » en fléchissant le coude, le biceps agit comme agoniste pour rapprocher les os du bras et de l’avant-bras alors que son collègue le triceps l’aide en se relâchant (antagoniste) pour créer l’éloignement.

Si le triceps essayait aussi de se contracter, le biceps n’aurait pas le pouvoir du mouvement. Il est bon de savoir que, dépendamment du geste, un muscle peut parfois être agoniste, parfois antagoniste. Les muscles savent travailler en synergie pour permettre au corps de bouger.

Même à la relâche, se contracter à la course

Tout geste sportif demande des actions musculaires spécifiques. À la course, le cycle de la foulée implique principalement les muscles des membres inférieurs.

Le quadriceps (le vaste interne, le vaste externe, le vaste médian et le droit fémoral), le gastrocnémien, l’ischiojambier et les fessiers alternent la contraction et le relâchement à tour de rôle pour que le sportif puisse courir. À noter que, sans les muscles du tronc, le coureur aurait de la difficulté à maintenir sa verticalité et que, sans ceux des membres supérieurs, il se propulserait moins efficacement.

Il est temps de contracter pour profiter de la relâche… à la course.

Article paru le 1er mars 2020 dans Le Journal de Québec.

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