La «restaur’artiste» qui court

La «restaur’artiste» qui court

Caroline n’est pas comme vous, comme moi... Elle est comme elle. Cette femme entrepreneure, restauratrice devenue par instinct artiste, est avant tout une passionnée. Complètement inactive physiquement jusqu’à sa 40e année de vie, la course l’accompagne aujourd’hui plusieurs fois par semaine. La voilà maintenant capable de goûter à tous ses entraînements et d’admirer l’art proposé par les paysages que son activité physique lui offre. Je crois bien que son histoire peut amener bien des gens à entreprendre la course à leur façon.

20 semaines de préparation pour un demi-marathon

En 2016, par engagement complet envers sa démarche de formation à l’École d’entrepreneurship de Beauce, Caroline Bergeron a dû accepter un de ses plus gros contrats : 20 semaines pour passer de 0 à 21,1 km, la distance du demi-marathon.

Le défi proposé, imposé même, fut terrorisant et surtout questionnant sur cette confiance en elle qu’elle croyait invincible. En relativisant, réussir la distance de 21,1 km ne demande que d’ajouter un kilomètre par semaine. En objectivant, ce ne sont pas tous les corps qui sont en mesure d’encaisser un tel volume d’entraînement. La clé du succès demeure d’avoir une progression adéquate, d’y ajouter une quantité de motivation et de mettre sur toile son objectif.

Il est certain qu’un accompagnement de qualité dans une telle démarche d’activité physique prend tout son sens. C’est avec un pas à la fois — plusieurs pas par semaine — qu’il est possible d’y arriver.

Caroline l’a réussi, son demi-marathon, et, presque quatre ans plus tard, ce défi aura été le propulseur de sa vie active.

Arthrite

Restauratrice, entrepreneure et artiste, Caroline porte ses nombreux chapeaux même si elle souffre d’arthrite.

Vivre avec de la douleur chronique peut être très limitant. Selon Statistiques Canada, en 1996, la douleur chronique touchait 20 % des hommes et 24 % des femmes du Québec, ce qui représentait plus d’un million et demi de personnes. Sans négliger le sommeil, l’alimentation, la relaxation et la médication, il demeure souvent possible de trouver des stratégies aidantes au contrôle et à la diminution de cette douleur au moyen de l’activité physique.

Caroline a choisi d’accueillir l’arthrite de forme psoriasique presque comme une amie. Tout en lui imposant son besoin de bouger en alternant marche et course, elle savait que son amie aurait besoin d’écoute, d’amour et de considération. C’est ainsi que, malgré la douleur, Caroline a choisi de bouger régulièrement avec cette amie. Et, chaque fois qu’elle bouge, elle écoute son amie en faisant des choix qui conviennent à toutes les deux.

Avancer

Voilà que la « restaur’artiste » alterne marche et course maintenant deux à quatre fois par semaine, et ce, douze mois par année. C’est une coureuse. La gestion de ses entreprises la fait aussi courir longtemps et parfois très vite.

Elle souhaite avoir l’entraînement nécessaire, aux sens propre et figuré, pour y arriver sereinement. Il ne faut pas se cacher qu’elle se donne des moyens pour réussir, les principaux étant de placer ses entraînements à l’ordre du jour et d’avoir l’accompagnement régulier d’une (privilégiée) entraîneuse (moi).

Elle fait de son activité physique, comme elle fait de sa famille et de ses amis, une priorité.

Cette semaine, après une année particulièrement mouvementée personnellement et professionnellement, elle me dit sagement à propos de cette période : « Natacha, je me sens comme si j’étais en train de courir les cinq derniers kilomètres d’un marathon. Je déploie actuellement beaucoup d’énergie, mais j’ai confiance... Confiance, qu’après le marathon, mes défis de vie seront plus doux. »

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